IBM France : près de 700 suppressions de postes dès 2013

Après avoir annoncé la suppression de plus de 1200 postes en France d’ici 2014, IBM France a détaillé son plan de restructuration lors d’un comité central d’entreprise, annonçant aux élus du personnel que près 700 postes allaient être supprimés dès cette année.

Le géant américain de l’informatique IBM annonçait fin avril la suppression de plus de 1200 emplois en France d’ici 2014, sur les 9700 que compte le groupe dans l’hexagone (lire notre article du 22 mai dernier).

Lundi, lors d’un comité central d’entreprise, la direction d’IBM France a détaillé son plan de réorganisation pour les élus du personnel. Et selon les délégués, ce sont près de 700 postes qui devraient être supprimés dès cette année via un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

La direction d’IBM n’a pas encore confirmé le nombre de suppressions de postes, mais selon les délégués du personnel, ce sont exactement 689 personnes qui seraient concernés par le plan de restructuration, et 1226 au total d’ici 2014.

Un plan « sans justification économique »

Dans un communiqué commun, les syndicats CFDT, CFE-CGC et UNSA d’IBM dénoncent « des suppressions de postes chez IBM sans justification économique », un « plan boursier pour assurer aux actionnaires un dividende de 20 $ par action en 2015 », et insistent largement sur le fait qu’« envisager de fonctionner en France avec autant d’emplois en moins ne peut qu’augmenter le stress et la souffrance au travail déjà élevés par le fait de la politique continue de réductions d’effectifs depuis plusieurs années ».

La CFDT notamment s’indigne : « IBM justifie ce plan massif de suppression de postes par des résultats économiques très décevants début 2013. Contrairement à ce que prétend la direction, l’analyse de la situation économique n’apporte pas d’argumentation sur une aggravation de la rentabilité d’IBM France nécessitant la diminution des effectifs ».

Le syndicat précise que « l’expertise intermédiaire réalisée à la demande du CCE confirme la non justification économique de ces suppressions de postes », et qu’IBM France « n’est pas en difficulté financière et ne peut donc pas justifier ce nombre de suppressions d’emplois ».

« Les résultats économiques sont bons »

Pour la CGT, qui rappelle que les licenciements annoncés devraient « ramener les effectifs français entre 8000 et 9000 personnes contre 32000 dans les années 90″, ces « nouveaux dégraissages vont s’opérer via un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de 689 postes auxquels s’ajoutent 129 postes redéployés par la mobilité. Sont plus particulièrement touchés, les consultants et les chefs de projet ainsi que les branches marketing, RH, finance ».

Le syndicat souligne : « Il n’est pas concevable de subir ces purges patronales, alors que les résultats économiques sont bons, les bénéfices en augmentation, et que la plupart des salariés IBM sont confrontés à des surcharges de travail et à des risques psychosociaux aggravés ».

La période de consultation devrait s’achever fin juillet et le Plan de sauvegarde de l’emploi pourrait être mis en œuvre dès le début du mois de septembre 2013.

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