Menace sur le e-commerce : Dixons envisage de vendre Pixmania

Le groupe britannique Dixons Retail a annoncé son intention de se séparer de sa filiale de commerce en ligne Pixmania. S’il ne trouve pas de repreneur, le site français de e-commerce pourrait fermer définitivement.

Dans le monde du commerce en ligne, le marché est morose et la concurrence féroce. La nouvelle victime de cette conjoncture pourrait être Pixmania, le e-marchand français, dont les ventes ont chuté de 34 %. Un casse-tête pour son actionnaire britannique, le groupe Dixons Retail,  n°2 européen de la distribution d’électroménager et d’électronique grand public, qui songerait maintenant à vendre sa filiale, et même à la fermer définitivement si aucun repreneur ne se faisait connaître.

Dans un communiqué paru sur le site Internet de Dixons, le directeur général, Sébastian James, ne cache pas son inquiétude quant à l’avenir de Pixmania, même s’il affirme rester concentré sur une recherche de solutions.

Mise en œuvre d’un plan de restructuration

Créée en 2000, par deux Français, les frères Steve et Jean-Émile Rosenblum, la société de commerce en ligne Pixmania est alors spécialisée dans le tirage photos, les DVD, ou encore les jeux vidéo, avant de se diversifier.

En avril 2006, le groupe britannique DSG International (aujourd’hui, Dixons Retail) reprend 77 % du capital du groupe Fotovista, maison mère de Pixmania, pour 266 millions d’euros, valorisant ainsi la société à 345 millions d’euros.

En août 2012, Dixons rachète pour 10 millions d’euros les 22 % de l’actionnariat qui lui manquait pour prendre le contrôle totale de l’entreprise.

Mais Pixmania accumule les difficultés et face à une nouvelle baisse de son chiffre d’affaires, le site de commerce en ligne met œuvre un vaste plan de restructuration, avec l’objectif de recentrer son offre de produits sur ses «gammes historiques, que sont le high-tech et l’électroménager».

Conséquences de cette réorganisation : en février 21013, l’enseigne ferme ses 10 magasins français de Lille, Rosny, Paris, Boulogne, Lyon, Rennes, Toulouse, Marseille et Nice, avec à la clé un plan social et le licenciement de 150 salariés.

Dans le même temps, la société Pixmania a fermé ses boutiques en Espagne, en Belgique et au Portugal, et s’est retirée de 12 des 26 pays où elle était présente.

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