Produits bureautiques : 338 suppressions de postes chez Ricoh France

Le fabricant japonais de produits bureautiques Ricoh, leader mondial dans son secteur, a annoncé son intention de mettre en œuvre une vaste réorganisation qui passe par la suppression de 338 postes en France, soit un peu plus de 13% de l’effectif dans l’hexagone.

C’est lors d’un comité d’entreprise extraordinaire qui s’est tenu hier, jeudi, que les délégués syndicaux ont pris connaissance du projet du leader mondial de produits bureautiques Ricoh de restructurer sa filiale française, en même temps que la confirmation de la suppression, probablement d’ici 2014, de 338 emplois en France sur les 2500 que compte l’entreprise dans l’hexagone.

Le centre de services partagés espagnol dans le viseur

Un choc, mais pas tout à fait une surprise pour les délégués qui soupçonnaient déjà le groupe de vouloir couper dans ses effectifs. Ils n’ont donc pas été étonnés de recevoir une convocation pour la réunion du comité d’entreprise avec pour ordre du jour la remise d’un document sur « le projet de réorganisation de Ricoh France et ses conséquences sociales ».

Selon la CGT, les raisons de cette restructuration et, du même coup, de ces suppressions de postes, seraient notamment la création d’un centre de services partagés pour l’Europe du Sud à Barcelone, en Espagne, ou encore l’arrivée d’un logiciel back office qui réduirait de près d’un tiers l’effectif des cadres.

Peu avant la réunion du comité d’entreprise, la CGT expliquait d’ailleurs ses craintes dans un communiqué : « Il y a environ  3 semaines, nous avons découvert les coupures de presse qui confirmaient nos nombreux doutes sur le choix du centre de services partagés. Après les nombreuses suppressions de postes du site de production de Colmar, nous avons vu et analysé de par ces éléments un grand danger pour les travailleurs de Ricoh France ».

Le siège de Rungis durement touché

Les syndicalistes expliquent avoir évoqué avec Enrique Calabuig, dirigeant de l’entreprise, leur besoin de transparence, et lui avoir rappelé « qu’en France, la GPEC (Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences), outil obligatoire dans toutes les entreprises, devait nous apporter les éléments nécessaire et une vue claire des projets de la société à 3 ans afin de pouvoir réagir sur les métiers à risques et pouvoir faire évoluer les salariés vers d’autres métiers, et maintenir leur employabilité grâce, entre autre, à la formation ».

De son côté, la direction de Ricoh France a justifié sa décision en évoquant notamment « l’effondrement des marges » et la nécessité de tenter de sauvegarder sa compétitivité en mettant en œuvre une restructuration devenue indispensable.

Toujours selon les syndicats, sur les 338 postes supprimés, pas moins de 203 concerneraient le siège de Rungis dans le Val-de-Marne.

Créée en 1936, la compagnie japonaise Ricoh est devenue leader mondial des produits bureautiques. Le groupe fabrique  des produits électroniques, des appareils photos et de l’équipement de bureau, comme des photocopieurs, des fax et des imprimantes, des CD, DVD… Son siège est à Tokyo et Ricoh emploie plus de 100 000 personnes dans le monde. Ricoh France SA a été créée en 1986 et emploie près de 2500 personnes.

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